L’histoire

L’Institut de la gestion financière du Canada (fmi*igf) est assez ancien pour posséder une histoire remarquable, mais encore assez jeune pour se souvenir de ses racines. Tout a commencé par un petit groupe d’agents financiers principaux du gouvernement fédéral qui se rencontraient lors de dîners afin de discuter des problèmes en gestion financière et du rôle des conseillers financiers au sein du gouvernement. Maintenant, le fmi*igf compte des milliers de membres à travers le Canada qui contribuent à l’excellence en gestion financière à tous les paliers du secteur public. Comment en sommes-nous arrivés là ?

Le fmi*igf a été fondé en 1962 sous le nom de l’Institut des agents financiers fédéraux. Créé sous l’égide de l’Institut fédéral de gestion, c’était un forum pour les agents financiers principaux. Sous le leadership de Guy Cousineau, les membres se rencontraient pour dîner au Gloucester Mess, et invitaient souvent un conférencier qui faisait une présentation suivie d’une période de questions et réponses. À l’époque, la Commission Glassco venait de formuler plusieurs recommandations sur la gestion de la fonction publique fédérale, notamment le fameux principe du « laissez les gestionnaires gérer. » Il est rapidement devenu évident pour ce petit groupe de visionnaires que la gestion financière devait occuper une plus grande place et obtenir une plus grande reconnaissance au sein du gouvernement du Canada : ce qui ne pouvait être accompli qu’en améliorant les compétences et le professionnalisme des agents financiers.

Au début des années 1970, les critères d’adhésion se sont élargis pour inclure les cadres supérieurs du groupe des agents financiers (FI). Les réunions avaient désormais lieu au Centre RA. L’organisation prenait de l’ampleur et avait besoin de mettre en place des règles plus officielles. Les premiers règlements administratifs ont donc été adoptés.

En 1975, James J. Macdonell, vérificateur général, a sévèrement critiqué la gestion financière du gouvernement fédéral. Les agents financiers travaillant dans la fonction publique espéraient revitaliser la profession et se servir du fmi*igf pour renforcer la communauté de la gestion financière. Par conséquent, les critères d’adhésion ont une fois de plus été élargis pour inclure l’ensemble de la communauté de la gestion financière du gouvernement. En 1975, le premier bulletin est publié et il est rapidement devenu un moyen essentiel de communication au sein du fmi*igf. Un autre événement important est l’organisation de la première Semaine de perfectionnement professionnel du fmi*igf (qui s’appelait alors les Journées de PP) en collaboration avec la Société des comptables en management. Le thème de cette première Semaine de PP était « L’imputabilité » — un nouveau mot à l’époque qui aura un impact durant de nombreuses années.

Les membres du fmi*igf, à titre de fonctionnaires, sont encore très fiers que leur organisation était la première à soulever la question de l’imputabilité en matière de gestion financière. Peu après la Semaine de PP, le gouvernement a créé la Commission Lambert sur la gestion financière et l’imputabilité, et le fmi*igf lui a présenté son rapport sur le sujet qui a été bien accueilli et considéré. Que les agents financiers du gouvernement s’attribuent d’eux-mêmes un rôle de leader dans l’amélioration des processus au sein du gouvernement était une source de fierté autant pour les employés de la fonction publique que pour le fmi*igf.

À la fin des années 1970, il est devenu évident que le fmi*igf pourrait bénéficier grandement de l’élargissement de son mandat à la gestion financière des gouvernements provinciaux. L’idée de créer des sections régionales est approuvée, mais ce n’est qu’en 1982 que la première section est fondée à Victoria, suivie peu après des sections du Manitoba, de Montréal et de Vancouver. En 1982, le fmi*igf franchit une autre étape vers la reconnaissance de son professionnalisme en s’incorporant.

Les années 1980 est une décennie de revitalisation pour le fmi*igf. En avril 1980, le fmi*igf dépasse la barre des 1 000 membres. En 1982, le Comité des anciens présidents est créé pour conseiller le fmi*igf en matière de stratégies et de programmes. En 1983, un programme de prix est établi afin d’honorer les membres les plus remarquables. En 1985, la section de la capitale devient officiellement distincte de l’organisme national.

En 1987, l’entente de co-commandite de la Semaine de PP avec la Société des comptables en management (maintenant l’Association des comptables en management accrédités) est renégociée et le fmi*igf en prend alors la direction. À l’époque, le fmi*igf entame aussi des discussions avec les associations des CGA et CA, et développe la programmation de la Semaine de PP pour qu’elle devienne plus importante et pertinente.

Le fmi*igf fête ses 25 ans en 1987-1988. En cette année de célébration, le journal du fmi*igf voit le jour pour remplacer le bulletin très apprécié. Dans la toute première édition du journal du fmi*igf, publiée en janvier 1988, Pat Nephin, président national, souligne que ce nouveau magazine permettra d’élargir la couverture des problèmes rencontrés par le gouvernement. Aujourd’hui, nous savons que la prédiction de Pat s’est révélée des plus exactes. Cette revue trimestrielle sur papier glacé est rapidement devenue aussi indispensable aux membres du fmi*igf que le bulletin l’était — une publication opportune, pertinente et professionnelle destinée à tous ceux qui s’intéressent à la gestion financière du secteur public.

En mai 1988, le fmi*igf organise à Montréal le premier « Atelier des directeurs financiers du gouvernement. » Cet atelier deviendra par la suite une partie intégrale et inestimable du programme du fmi*igf, soulignant les enjeux d’intérêt régional et local. En 1988, le fmi*igf conçoit également un nouveau plan stratégique de cinq ans afin de guider ses activités durant les années 90.

La fin des années 80 et le début des années 90 voient la création de nouvelles sections en Alberta, à Halifax, à l’Île-du-Prince-Édouard, à Fredericton et à Régina.

En 1991, le fmi*igf embauche un directeur exécutif et ouvre ses propres bureaux. La Capsule, un bulletin d’information trimestriel, est lancée à ce moment-là afin d’informer les membres des activités du bureau national. En 1992, l’Atelier des directeurs financiers du gouvernement devient l’Atelier de la gestion financière du secteur public afin de refléter la diversité croissante de ses membres et le caractère régional de l’atelier. À la fin des années 90, une nouvelle section est fondée à Toronto, mais après seulement quelques années, elle cesse ses activités à cause du manque de bénévoles.

En 2000, à l’arrivée du nouveau millénaire, l’atelier du printemps est renommé « Atelier sur la gestion du secteur public, » et son programme est élargi afin de couvrir une plus grande variété de sujets en matière de gestion. En 2002, une nouvelle section est créée à St. John’s et le fmi*igf lance son premier site Web.

En 2005, le fmi*igf réaligne sa structure et ses priorités afin de mieux soutenir ses sections régionales. Un nouveau fonds d’investissement est mis en place pour les sections. En outre, le premier rapport annuel du fmi*igf est publié. En 2006, la section de l’Ontario voit le jour, grâce à l’appui du contrôleur provincial de l’Ontario. Cette nouvelle section innove avec la première émission Web en direct sur ses événements de PP dans de nombreux sites régionaux à travers l’Ontario.

En 2007, la Semaine de PP étend sa programmation à l’ensemble de la communauté financière avec l’introduction de deux nouveaux volets destinés particulièrement aux leaders de la communauté et au personnel de soutien administratif. Un nouveau partenariat est également établi avec le Bureau du contrôleur général afin d’incorporer la cérémonie de remise de diplôme du RPAF/RFVI dans le programme de la Semaine de PP. Une nouvelle alliance est aussi formée avec l’Association of Government Accountants des États-Unis. En 2009, le fmi*igf lance des webinaires, et en 2010, une nouvelle section est créée au sud-est du Nouveau-Brunswick.

En 2012-2013, le fmi*igf célèbre son 50e anniversaire avec une série d’activités à travers le pays et la publication d’une édition commémorative du journal du fmi*igf.

Aujourd’hui, le fmi*igf possède 14 sections d’un océan à l’autre, des milliers de membres, et un nombre encore plus élevé de participants à ses divers événements tout au long de l’année. Le fmi*igf a une réputation exceptionnelle en tant que source majeure au Canada en matière de perfectionnement professionnel et de partage des pratiques exemplaires au sein de la gestion financière du secteur public. Toutefois, le fmi*igf est beaucoup plus qu’un organisme offrant des activités de PP et d’apprentissage. C’est un groupe de personnes dédiées au partage et à la collaboration avec leurs collègues pour le plus grand bénéfice du secteur public et des Canadiens. Son succès se fonde sur un bureau national solide, et les nombreux bénévoles qui planifient, organisent et accueillent les événements à travers le pays.

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